Plan du site | Mercredi, 08 septembre 2010
Menu hiérarchique Thématiques de recherche
Bienvenue sur le site de la Genopole de Lille
Cont@ct

Dir. Philippe Amouyel

Tél. +33 (0)3 20 87 78 00

philippe.amouyel@pasteur-lille.fr

Dernières actualités
mardi 26 septembre 2006
Journée André VERBERT 2006


... Toute l'actualité...
Moteur de recherche

La recherche sur le cancer


bulles vertes (PNG)Des oncogènes aux cartes d’identité des tumeurs. Dans les années 70, la littérature contenait une liste sans fin des phénotypes spécifiques des cellules cancéreuses, et il était difficile de repérer parmi les épiphénomènes les événements essentiels à la progression tumorale. La découverte des oncogènes donna l’espoir de quelque simplification. Entre 1978 et 1986, six parmi les premiers oncogènes cellulaires ont été identifiés dans l’unité INSERM U186 à l’Institut Pasteur de Lille (myc, mil/raf, erb A, erb B, myb et ets1). Myc, myb, erbA et ets1 codent des facteurs de transcription.

Depuis cette époque, un grand nombre de nouveaux oncogènes et anti-oncogènes ont été identifiés de par le monde. A Lille, dans l’unité INSERM U524 des changements cytogénétiques associés systématiquement à des hémopathies humaines malignes ont permis d’identifier de nouveaux gènes comme RhoH/TTF, qui code une petite GTPase ou Laz3/Bcl6 qui code pour un facteur de transcription spécifique. Dans l’URA1160, les gènes erg, fli, erm et er81 codant des membres de la famille Ets ont été clonés et caractérisés.

Dans les années 80, on pensait que le cancer résultait de la dérégulation d’un nombre limité de gènes (une centaine) essentiels pour la prolifération cellulaire. Il est clair aujourd’hui que les gènes impliqués dans le développement d’une tumeur sont recrutés dans tous les compartiments de la physiologie cellulaire, de l’organisation du cytosquelette au contrôle de la glycosylation (CNRS UMR 8576) ou de la dégradation des protéines. Dans les années 80, le modèle dominant était que les oncogènes agissaient comme des activateurs tandis que les anti-oncogènes agissaient comme des inhibiteurs de la prolifération cellulaire. Il y a désormais plusieurs gènes qui possèdent la double nationalité d’oncogène et d’anti-oncogène comme le gène codant le facteur de transcription E2F-1. Le comportement de ce facteur pourrait dépendre de sa concentration ou de ses partenaires (projet CNRS UMR 8526). De même, au cours du développement embryonnaire l’expression du facteur de transcription Rel/NF ?B a été associée à la prolifération, à la différenciation ou à l’apoptose (CNRS EP560) et l’importance du contexte cellulaire pour contrôler le rôle de ce facteur est étudiée dans différents modèles in vitro. Les récepteurs de l’acide rétinoïque sont eux aussi impliqués dans l’inhibition de la prolifération cellulaire, dans l’induction de la différenciation et de l’apoptose dans de nombreuses cellules cancéreuses. Dans l’unité INSERM U459, la contribution des différents récepteurs est étudiée avec des rétinoïdes de synthèse. La capacité de ces molécules à interagir avec les différents récepteurs nucléaire, à déclencher l’activation ou la répression de gènes cibles est étudiée en détail pour comprendre le rôle du contexte du promoteur et pour identifier, par une approche globale les sous ensembles de gènes cibles régulés par ces différents récepteurs. Le réseau lillois de cancérologie

Ce survol rapide montre la contribution des laboratoires de recherche de la région lilloise à la chasse aux gènes impliqués dans le développement des pathologies cancéreuses. Conscients de la complexité de ces mécanismes impliqués, ces chercheurs sont maintenant engagés dans la révolution technologique et conceptuelle de l’après génome.

Dans cette perspective s’est mis en place un réseau lillois de cancérologie. Son objectif est de stimuler les échanges d’informations, les discussions entre les personnes qui travaillent dans le domaine. C’est sur cette base que pourront naître des projets transversaux entre des personnes dont les compétences sont complémentaires.